
Le temps
Le temps s’écoule
entre les coudes anguleux
inutilement arrondis
par des souvenirs soustraits.
Presque il rebondit
des tapis de la mémoire
comme une histoire immortalisée
sur la page inutile
d’un essai de vie.
Et pourtant il se meut.
-Le temps-
Comme un chien matraqué
qui glapit au milieu des épines.
Uniques roses d’un jardin
abandonné.
Et il demande la note.
-Le temps-
Lorsque, au comptoir,
tu consommes et tu perds
la face
en voulant masquer ton passé.
Et en prenant ta dernière
monnaie, le barman
-en effronté-
te rappelle celui que tu étais.
Et il sourit lorsque
tu l’attends dans ton restoroute.
Dernier arrêt boiteux
comme une oasis qui t’éloigne
de la mort.
-C’est une illusion stupide-
De toute façon c’est le temps : qui te sert,
vole et te dépasse.
Sur cette autoroute
que freine ton chemin
et qui est la vie.
*VERSI DI ZAIRO FERRANTE TRADOTTI DALLA POETESSA FRANCO-ITALIANA LAURA MUCELLI.
L TEMPO ( inedito)
Scorre il tempo tra curve spigolose inutilmente arrotondate da ricordi trafugati. Quasi rimbalza dai tappeti della memoria come storia immortalata nell’inutile pagina di un tentato vivere. Eppur si muove. - Il tempo - Come cane bastonato a mugolare tra le spine. Uniche rose di un giardino abbandonato. E chiede il conto. - Questo tempo - Quando, al bancone, tu consumi e perdi la tua faccia nel mascherare il tuo passato. E nel prendere gli ultimi tuoi spicci, il barista,
- da sfacciato - ti rammenta quel che eri. E sorride mentre tu l’aspetti al tuo autogrill. Ultima fermata sgangherata come oasi che ti allontana dalla morte. - E’ stupida illusione – Tanto è tempo: che ti serve, vola e ti sorpassa. In quest’autostrada che rallenta il tuo cammino e che è la vita.
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